EXPOSITIONS



Exposition du 3 mars au 23 mai 2015
Vernissage le jeudi 12 mars à partir de 18h30
organisation : Mairie du 20e arrondissement de Paris 
commissariat : l'extension
 
Giulia Andreani, Bertille Bak, Virginie Barré
Emilie Brout & Maxime Marion, Damien Cadio
Jean-Baptiste Caron, Les frères Chapuisat
Charlotte Charbonnel, Thomas Cimolaï
Clément Cogitore, Catherine Contour
Caroline Delieutraz, Chloé Dugit-Gros, Pierre Joseph
Eva Jospin, Alexandre Maubert, Laurent Pernot
Chloé Poizat, Éric Pougeau, Stéphane Protic

Lionel Sabatté, Julien Salaud, Paul Souviron, Pilvi Takala



Pavillon Carré de Baudouin
121 Rue de Menilmontant, 75020 Paris
Horaires d'ouverture :
du mardi au samedi, de 11:00 à 18:00

Accès : Métro Gambetta (L3)
Bus lignes 96 et 26

arrêt Pyrénées ou Ménilmontant






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Le conte est un monde où « l’enchantement va de soi et la magie est la règle¹ ». La psychanalyse a montré combien les contes pouvaient être structurants pour les enfants, en leur permettant de résoudre des conflits psychiques intérieurs profonds, voire indépassables ; les folkloristes et les ethnologues ont mis au jour leurs points communs avec les rites initiatiques primitifs. La simplicité apparente des contes est en effet trompeuse. Ceux-ci sont aussi le lieu de l’expression de nos peurs archaïques et de nos fantasmes archétypaux ; points de convergence entre l’imaginaire individuel et l’imaginaire collectif. Dans l’art contemporain, la résurgence de motifs ou de thèmes fréquemment rencontrés dans les contes est manifeste. Consciemment ou non, certains artistes réactivent ces images universelles et constitutives. Beaucoup d’œuvres sont ainsi liées aux formes de l’initiation primitive. Initier signifie mettre sur un chemin, sur une voie en vue d’un changement. Dans les contes, les objets sont des vecteurs importants de cette transformation. Ils agissent comme obstacles ou facilitent la progression du héros. Leurs caractéristiques propres ne sont pas totalement étrangères au monde réel, mais liées à un monde invisible. Les objets ou les animaux peuvent être des auxiliaires magiques, l’animal n’attend qu’un prétexte pour parler, les objets qu’une occasion pour s’animer. Comme pour les objets que l’on croise dans les contes, les œuvres présentées dans « Miroir, ô mon miroir » ne sont jamais réellement ce qu’elles semblent être. Elles traitent des limites parfois ténues entre le monde végétal, minéral ou animal, montrent la puissance des éléments naturels et la nécessité pour l’Homme de les accepter ou encore donnent accès aux forces invisibles.
Représentative de nos désirs, angoisses, ou fantasmes les plus archaïques, l’exposition reprend plusieurs moments caractéristiques du déroulement typique d’un conte : la transgression d’un interdit de départ, des épreuves ou des obstacles à dépasser, la transformation d’une situation initiale jusqu’au bonheur retrouvé. Elle propose un voyage dans des contrées magiques,merveilleuses et parfois inaccessibles de notre imaginaire et de notre inconscient. L’exposition est jalonnée d’objets qui symbolisent le tabou, les obstacles, la stigmatisation ou sont tout simplement magiques.
Le conte n’est pas totalement déconnecté du réel. Il expose dans bien des cas nos contradictions psychiques, comme lorsqu’il oppose le désir des personnages au principe de réalité. L’exposition peut ainsi être vue comme une métaphore de nos vies contemporaines : interdictions, luttes, obstacles parsèment aussi nos existences. Autant d’épreuves qu’il faut surmonter pour espérer obtenir une certaine reconnaissance : des tâches difficiles à accomplir ou encore des épreuves de force et de courage.

L’exposition « Miroir, ô mon miroir » présente le cadre pour un récit qui doit être construit par le visiteur. Tout comme l’oralité est prédominante dans la transmission des contes, la circulation de la parole, et à travers elle l’interaction sociale, a une place fondamentale dans l’exposition. « Miroir, ô mon miroir » est aussi l’occasion de penser l’exposition comme un flux, comme une forme d’énergie transformatrice.
La plupart des contes commencent par une situation initiale structurée autour d’un manque ou d’un interdit. Le héros est conduit à rapidement transgresser celui-ci malgré les mises en garde de son entourage avant de connaître une lente métamorphose. La transgression de l’interdit initial est symbolisée par l’entrée dans une grande forêt. Pouvant être à la fois refuge, lieu de rencontres magiques ou d’expériences personnelles, la forêt est un seuil qui implique un non-retour, le début d’une lente métamorphose…
Nathalie Desmet

1 Roger Caillois, Anthologie du Fantastique, Tome 1, Paris, Gallimard, 1966, p. 81.

teaser :





Programme
dans le cadre de l'exposition

Séances vidéos sous le commissariat de la revue esse
Sélection d’œuvres canadiennes
Avec Annie Briard, Jacynthe Carrier, Pascal Grandmaison, Jillian McDonald, Diane Obomsawin, Catherine Plaisance, Frédérick Tremblay
Auditorium du Pavillon Carré de Baudouin, entrée libre
28 mars, 23 mai, 14h00 - 21h00


Les Fables de Starewitch d'après La Fontaine
65 minutes, noir et blanc /couleur, sonore
Auditorium du Pavillon Carré de Baudouin, entrée libre
Vendredi 17 Avril, 19h00 - 21h00

Autres séances de projections vidéo
Auditorium du Pavillon Carré de Baudouin, entrée libre
12 et 20 mars, 3 et 25 avril, 19h00 - 21h00

Table-ronde “Le merveilleux dans l’art contemporain”
Avec des artistes de l’exposition
11 avril, à 18h

Pièce d’hypnose accompagnée 

(sur réservation à l'adresse : contact@lextension.org)
Catherine Contour : Promenons-nous dans les bois - 50 min
2 avril, 30 avril à 19h

Visite de l’exposition
 
(sur réservation à l'adresse : contact@lextension.org)
en présence des commissaires de l’exposition
21 mars, à 15h

Visites contées
 
(sur réservation à l'adresse : parisculture20eme@gmail.com)
avec le conteur Clément Turin

Age : à partir de 4 ans
21 mars, 4 et 25 avril, 16 mai, 15 h

Visites scolaires 
(sur réservation à l'adresse : parisculture20eme@gmail.com)

Ateliers pour enfants avec des artistes 

(sur réservation)
séances de 3h, age : 8 -12 ans

Ateliers d’écriture 

(sur réservation à l'adresse : contact@lextension.org)
pour adultes et adolescents avec Nadine Fontaine
8 avril, 9 mai, 14h - 17h


Toutes les activités sont gratuites.